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Mais ce qui se passe avec les oiseaux frappent aussi d’autres organismes comme les papillons, les insectes, les poissons soulignent les ornithologues qui évoquent d’autres facteurs pour expliquer le déclin des oiseaux, comme les chats laissés dehors et les fenêtres des maisons dans lesquelles ils se fracassent. Et cette cause de mortalité n’est pas anodine : en Amérique du nord, en 2014, elle concernait entre 365 millions et 1 milliard d’oiseaux.

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Catégories Biodiversite, Ecosysteme

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Pour préserver les terres de la bétonisation, Mouans-Sartoux est passé en 2012 de 40 ha à 112 ha dédiés à l’agriculture dans le Plan Local d’Urbanisation. Un nouveau maraîcher en bénéficie et la prochaine activité à être subventionnée sera un élevage de poules pondeuses bio. Afin de fournir en produits bio et locaux sa restauration collective, la ville de Mouans-Sartoux a mis en place une régie agricole et embauché trois salariés. Lancée en 2011, l’expérience a tellement bien fonctionné qu’elle est devenue un modèle en France et en Europe.
Mouans-Sartoux accompagne ainsi des collectivités et communes en France, au Portugal, en Italie, en Belgique, en Bulgarie, en Grèce et en Roumanie.

Une régie agricole pour fournir les restaurations collectives

La Ville décide alors de créer sa propre régie agricole. < On a tout de suite su qu’il serait irréaliste de viser l’autosuffisance alimentaire donc on a commencé par les fruits et légumes. Nous devons nous adapter au climat, les pommes et les poires par exemple ne poussent pas du tout chez nous, il faut aller les chercher dans l’arrière-pays. La commune de Mouans-Sartoux a obtenu la certification agriculture biologique de cette propriété auprès de l’organisme de contrôle ECOCERT le 27 avril 2010. »

Les 15 % manquants sont dû à un problème de saisonnalité. Pour y remédier et atteindre 100 % des besoins, la Ville a a mis en place une unité de transformation en surgélation qui fera des réserves pour l’hiver pendant l’été. « On a volontairement choisi des lieux avec des contraintes géographiques, culturelles et climatiques très différentes car on veut prouver que ce modèle peut marcher partout. La Ville a également co-créé, avec l’Université Nice-Côte d’Azur, un diplôme universitaire de chef de projet en alimentation durable pour former les personnels des collectivités territoriales, et tous ceux qui le veulent, à établir un diagnostic des territoires pour élaborer un plan d’alimentation territorial.

Impliquer les habitants pour protéger les terres de la bétonisation

« On accompagne les porteurs de projets dans le sens où il ne suffit pas de classer des surfaces agricoles pour qu’elles soient cultivées du jour au lendemain, surtout quand ces surfaces sont privées. Le classement des terres agricoles a été pensé de façon à générer le moins de crispations possibles. »

Avec la Maison d’Éducation à l’Alimentation Durable, Mouans-Sartoux veut structurer le projet d’autosuffisance alimentaire du territoire pour le pérenniser dans le temps, et s’assurer que les habitants soient partie prenante du projet, avec un accès à de la nourriture saine quel que soient leurs revenus. Ils sont encouragés à faire des petits potagers. La Ville a mis à disposition 30 jardins familiaux, et chaque nouveau logement social comprend un jardin partagé. Des grandes jardinières ont été offertes aux habitants dans le village, beaucoup d’entre eux en ont choisi de planter des légumes.

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Catégories Ressources, Santé

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Nicolas Bernon, BRGM

Inévitablement associé dans la conscience collective aux plages de nos vacances, le sable fait pourtant l’objet de convoitises bien au-delà du tourisme. Juste après l’eau, il constitue la seconde ressource minérale exploitée par l’homme !

Résultat de l’altération d’une roche mère par des agents le plus souvent météoriques – l’eau, le vent, l’action des cycles de gel et dégel – sa nature dépend donc de sa source : il existe autant de sables différents que de roches sur la planète ! Trois critères relatifs à ses grains permettre de le caractériser : la nature (minérale ou organique), la forme (morphoscopie) et les dimensions (granulométrie). Ces deux dernières dépendent de la durée du transport et de ses agents de transport : le vent et l’eau, laquelle peut être pluviale, fluviale ou marine.

Omniprésent dans notre quotidien même si nous l’ignorons, le sable entre notamment dans la composition du béton, son premier consommateur. Or l’exploitation et l’utilisation de cette ressource n’est pas sans conséquence environnementales, économiques, sociales et culturelles.

Plage de sable noir, Fidji. Nicolas Bernon, CC BY-NC-ND

Des dizaines de milliers d’années pour le produire

Outre les plages et les fonds marins, nos terres aussi regorgent de sable. En France, les bassins sédimentaires aquitain et parisien renferment sous nos pieds de vastes formations sableuses. Cette présence sur le continent, en surface ou en sous-sol, provient d’un environnement passé où le transport et le dépôt de sédiments sableux étaient possibles.

Des dizaines voire centaines de milliers d’années sont nécessaires pour que la nature produise du sable en grande quantité. Deux conditions doivent être réunies : un climat favorable à l’érosion des sols et une zone propice au dépôt de sédiments. D’une manière générale, lors des phases glaciaires, le volume des calottes glaciaires continentales s’accroît, le niveau marin s’abaisse et la ligne de rivage recule. Les rivières parcourent alors de longues distances avant d’atteindre l’océan, ce qui accentue leur pouvoir érosif : ce contexte favorise la formation et le dépôt de sédiments sableux.

La dernière époque glaciaire s’est achevée il y a un peu plus de 18 000 ans. À titre d’exemple, dans le golfe de Gascogne, le niveau marin global se situait alors à 120m environ en dessous du niveau actuel. Depuis, la mer est remontée plus ou moins régulièrement. Il y a 14 000 ans, son niveau était à -80m par rapport à l’actuel et il y a 9 000 ans à -20m. Depuis 5 000 ans environ, il a plus ou moins cessé de s’élever, limitant fortement les apports sédimentaires. Cet appauvrissement au cours des derniers millénaires induit que le stock de sable présent sur nos côtes n’est plus renouvelé. Malgré cela, il demeure largement mobilisé par les activités humaines.

Variation du niveau marin relatif lors des derniers 150 000 ans. Imbrie et coll., 1984 ; Stanley, 1995 ; Menier, 2003 ; BRGM et ONF, 2018, CC BY-NC-ND
Rivages holocènes dans le sud du Golfe de Gascogne. Prat & Auly, 2010, d’après Gensous, 1971., CC BY-NC-ND

De graves conséquences environnementales

Comme évoqué antérieurement, le secteur de la construction est le plus gourmand en sable. Celui-ci entre en effet dans la composition du béton et du verre, mais est également utilisé dans les remblais maritimes. Or, tous les sables ne sont pas adaptés à ces usages. Les grains du désert, par exemple, sont trop petits et trop ronds pour fabriquer du béton. Raison pour laquelle les sables continentaux, des rivières et des plages subissent une telle pression. Mais ces précieux grains se glissent aussi dans des objets plus inattendus. Ils jouent par exemple un rôle central dans le processus de construction de nos ordinateurs, de nos cosmétiques ou encore de nos voitures.

Ces applications nombreuses impliquent des extractions massives. Le sable est prélevé de terre dans des carrières, aspiré par des dragues au fond de l’océan, ou raclé à la pelle mécanique dans les rivières et sur le littoral. Autant de méthodes qui affectent la qualité de l’eau – en augmentant la turbidité par exemple – de l’air et du sol. Elles bouleversent les paysages et les écosystèmes, affectant la biodiversité.

Ces prélèvements en milieu naturel sont par ailleurs susceptibles de modifier le fonctionnement hydrologique des cours d’eau, la morphologie des côtes et les courants marins, et tout particulièrement de provoquer l’érosion des sols et du littoral. Au risque d’exposer les populations à des risques accrus d’inondation, de submersion marine et d’érosion.

Exploitation de sable en bordure de rivière. UNEP, 2019/Minette Lontsie, CC BY-NC-ND

Cible des trafics

Les conséquences potentielles de l’exploitation du sable ne sont donc pas qu’environnementales, mais aussi économiques, humaines, sociales et culturelles. À titre d’exemple, l’appauvrissement des sols et la disparition des plages affectent les secteurs de l’agriculture et du tourisme.

La demande en sable au Maroc a provoqué le développement de filières illégales d’extraction du sable sur le littoral, et l’extension de Singapour, essentiellement sur des remblais maritimes, est à l’origine de tensions avec les pays voisins. En Inde, l’exploitation du sable pour ses minéraux est aussi entachée d’illégalité et de corruption.

Bien sûr, son extraction n’est pas non plus sans impact sur le réchauggement climatique. Un rapport de l’OCDE de février 2019 indique ainsi que la production de béton actuelle occasionne 9 % de la totalité des émissions de gaz à effet de serre, et projette ce chiffre à 12 % en 2060.

Sobriété, efficacité et matériaux alternatifs

Une autre étude, de l’ONU cette fois, également publiée en 2019, fait état de l’exploitation de sable à l’échelle mondiale. Elle s’intéresse pour cela à la production de ciment dans 150 pays. En considérant que le béton comporte 25 % de sable et 45 % de sédiments grossiers par unité de volume, elle conclut que les granulats (qui englobent les deux) constituent les matériaux les plus exploités sur la planète.

En 2010, leur consommation annuelle mondiale, tous usages confondus, était estimée à 40 gigatonnes. En 2017, la seule production de béton en a nécessité 30 gigatonnes. Une quantité qui pourrait atteindre les 50 gigatonnes par an en 2030 – des chiffres qui dépassent largement les apports naturels par les fleuves. Étant donné la demande croissante en sable et les conséquences de son exploitation, ce rythme apparaît insoutenable. Comme pour l’énergie, la sobriété et l’efficacité feront partie de la solution.

Le rapport de l’ONU propose notamment de réduire la consommation du sable par l’emploi des matériaux alternatifs, la densification urbaine, ou encore l’investissement dans la rénovation et l’entretien du bâti existant – plutôt que dans la démolition et la reconstruction. Il préconise également de miser sur le recyclage et l’innovation pour limiter les extractions en milieu naturel.

Afin d’encourager le déploiement de ces solutions, il apparaît indispensable d’homogénéiser les pratiques et les réglementations en matière d’extraction du sable.


Cet article a été écrit en partenariat avec l’Observatoire de la côte Aquitaine.

Nicolas Bernon, Ingénieur risques naturels – littoral, BRGM

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original.

The Conversation

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Catégories Ressources, Physique

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« Les traces laissées par un équipement en provenance des premières expéditions dans les fonds marins dans les années 80 sont encore visibles à présent comme si elles avaient été faites hier. Il faut un million d’années aux nodules de manganèse, ces pépites de métal précieux du fond des océans, pour grandir ne serait-ce que de 5 à 20 millimètres. Les écologistes préviennent que tout ce qui est détruit ne se régénèrera pas avant longtemps, et peut-être même jamais. » Après avoir ravagé la terre, l’exploitation minière pourrait bien devenir le plus grand danger existant pour les océans.

L’explosion de la demande en minerais

Un seul smartphone est fait avec 30 métaux rares différents, dont beaucoup de cobalt. Dans un précédent rapport, publié en juin 2014, l’Ifremer et le CNRS prévoyaient déjà qu’il n’y aura plus de zinc en 2025, d’étain en 2028, de plomb en 2030 ou de cuivre en 2039. La Chine, elle, contrôle plus de 90 % du marché mondial des terres rares.

L’exploitation minière sous-marine, ou deep-sea mining

Seulement 10 % d’entre eux ont été topographiés, et moins d’1 % a été recherché et exploré à l’heure actuelle. Enfin, les sulfures polymétalliques, aussi appelés fumeurs noirs, sont de grandes cheminées situées près des sources hydrothermales le long des dorsales océaniques, entre 1.500 et 5.000 mètres de profondeur. Pour l’instant, l’exploitation minière sous-marine n’a pas encore creusé son premier trou. Cette année, l’International Seabed Authority a ainsi accordé 29 licences d’exploration à plusieurs pays tels que la Chine, la Corée, le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne et la Russie sur une zone d’environ 1,5 million de km, environ la taille de la Mongolie, dans l’Atlantique, le Pacifique et l’océan Indien.

L’océan en danger

S’ils étaient touchés, cela réduirait la capacité de l’océan à absorber le dioxyde de carbone et à atténuer les effets de la crise climatique. Mais ce sont aussi les fonds marins entiers et les êtres vivants qu’ils abritent qui pourraient pâtir à jamais de l’empreinte humaine. » Pour l’instant, nous pouvons encore préserver ces havres de vie en repensant radicalement nos modes de vie, mettant en place une sobriété énergétique, favorisant le recyclage et la ré-utilisation des minerais déjà en circulation. Mais aussi en mettant un place un traité international contraignant avec la création de 30 % d’Aires Marines Protégées, qui devront rester intactes de toute activité humaine. Refuser cette industrialisation des fonds marins serait le premier apprentissage pour vivre en respectant les limites planétaires, et prendre au sérieux la protection de l’océan.

La dernière bataille pour le maintien de la vie sur Terre pourrait bien avoir commencé.

Manifeste – Numéro 3

Écrit par Hélène De Vestele , « L’urgence de la cohérence » est notre troisième manifeste. Le «Zéro Déchet » est ici vu comme une arme d’amélioration massive. Ce nouveau manifeste ne vous apprend pas à trier vos déchets… Il ne s’agit pas de faire un peu moins pire, il s’agit de bien faire. Nous devons radicalement changer pour construire un avenir meilleur…

Il ne vous apprend pas à trier vos déchets mais vous invite à changer intérieurement. Notre planète brûle, on ne peut plus attendre un déclic….

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Catégories Ressources, Eau

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TC.

Angeliki Monnier, Université de Lorraine et Samuel Nowakowski, Université de Lorraine

« Votre santé aux mains de l’IA » est un webdocumentaire sur la place de l’intelligence artificielle dans les hôpitaux français.

Réalisé par Amélie Pérardot, Corentin Murat, Lorène Paul, Maurane Grandcolas, Mélina Le Corre, Quentin Saby et Rémy Chanteloup, sept étudiants du Master Journalisme et Médias Numériques de l’Université de Lorraine de Metz et en partenariat avec The Conversation, il a pour objectif de montrer les enjeux ainsi que les limites de cette nouvelle technologie non seulement dans le monde médical, mais aussi, plus largement, dans les métiers de la santé.

C’est un webdocumentaire interactif : accessible ici !

Angeliki Monnier, Professeure en Sciences de l’Information et de la Communication, chercheure au Centre de recherche sur les médiations, Université de Lorraine et Samuel Nowakowski, MCF en Humanités numériques, Université de Lorraine

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original.


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