« Deep-sea mining » : Les industriels veulent forer les fonds marins

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« Les traces laissées par un équipement en provenance des premières expéditions dans les fonds marins dans les années 80 sont encore visibles à présent comme si elles avaient été faites hier. Il faut un million d’années aux nodules de manganèse, ces pépites de métal précieux du fond des océans, pour grandir ne serait-ce que de 5 à 20 millimètres. Les écologistes préviennent que tout ce qui est détruit ne se régénèrera pas avant longtemps, et peut-être même jamais. » Après avoir ravagé la terre, l’exploitation minière pourrait bien devenir le plus grand danger existant pour les océans.

L’explosion de la demande en minerais

Un seul smartphone est fait avec 30 métaux rares différents, dont beaucoup de cobalt. Dans un précédent rapport, publié en juin 2014, l’Ifremer et le CNRS prévoyaient déjà qu’il n’y aura plus de zinc en 2025, d’étain en 2028, de plomb en 2030 ou de cuivre en 2039. La Chine, elle, contrôle plus de 90 % du marché mondial des terres rares.

L’exploitation minière sous-marine, ou deep-sea mining

Seulement 10 % d’entre eux ont été topographiés, et moins d’1 % a été recherché et exploré à l’heure actuelle. Enfin, les sulfures polymétalliques, aussi appelés fumeurs noirs, sont de grandes cheminées situées près des sources hydrothermales le long des dorsales océaniques, entre 1.500 et 5.000 mètres de profondeur. Pour l’instant, l’exploitation minière sous-marine n’a pas encore creusé son premier trou. Cette année, l’International Seabed Authority a ainsi accordé 29 licences d’exploration à plusieurs pays tels que la Chine, la Corée, le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne et la Russie sur une zone d’environ 1,5 million de km, environ la taille de la Mongolie, dans l’Atlantique, le Pacifique et l’océan Indien.

L’océan en danger

S’ils étaient touchés, cela réduirait la capacité de l’océan à absorber le dioxyde de carbone et à atténuer les effets de la crise climatique. Mais ce sont aussi les fonds marins entiers et les êtres vivants qu’ils abritent qui pourraient pâtir à jamais de l’empreinte humaine. » Pour l’instant, nous pouvons encore préserver ces havres de vie en repensant radicalement nos modes de vie, mettant en place une sobriété énergétique, favorisant le recyclage et la ré-utilisation des minerais déjà en circulation. Mais aussi en mettant un place un traité international contraignant avec la création de 30 % d’Aires Marines Protégées, qui devront rester intactes de toute activité humaine. Refuser cette industrialisation des fonds marins serait le premier apprentissage pour vivre en respectant les limites planétaires, et prendre au sérieux la protection de l’océan.

La dernière bataille pour le maintien de la vie sur Terre pourrait bien avoir commencé.

Manifeste – Numéro 3

Écrit par Hélène De Vestele , « L’urgence de la cohérence » est notre troisième manifeste. Le «Zéro Déchet » est ici vu comme une arme d’amélioration massive. Ce nouveau manifeste ne vous apprend pas à trier vos déchets… Il ne s’agit pas de faire un peu moins pire, il s’agit de bien faire. Nous devons radicalement changer pour construire un avenir meilleur…

Il ne vous apprend pas à trier vos déchets mais vous invite à changer intérieurement. Notre planète brûle, on ne peut plus attendre un déclic….

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